Pourquoi a-t-il arrêté de rêver ?

14 mars 2025

Pourquoi a-t-il arrêté de rêver ?

Le week-end dernier, je suis allé à la rencontre de cet homme avec qui j’ai souvent échangé sur internet. C’était la première fois que nous nous rencontrions. Nous avons discuté de divers sujets sans réserve comme de vieux habitués.

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Un homme résigné

Plus on discutait, mieux je cernais le personnage. La trentaine à peine entamée, cet homme ne semble plus rien attendre de la vie. Il a accepté le statuquo, il a appris à se satisfaire de ce qu’il a sans en vouloir plus. Il se terre souvent dans sa chambre, il écrit pour s’évader de la routine asphyxiante de sa vie. Les rares fois où il sort de chez lui en dehors du boulot, c’est pour aller rivaliser en cul sec et/ou mener des débats stériles sur divers sujets. Son quotidien rime avec une suite interminable d’évènements identiques. Il est consultant dans une entreprise qui lui vole sa vie.

Je l’ai écouté parlé. A un moment, je l’ai regardé fixement puis je lui ai dit : Je te trouve brillant mais fainéant. Il me répondît que c’est facile pour moi de dire cela, « Tu es jeune, tu es encore fougueux ! » avait-il ajouté.

Pourquoi croit-il qu’il ne peut avoir mieux que ce qu’il a ?

C’est peut-être dû son entourage, à d’amères expériences ou à la réalité. Cette cruelle réalité qui te force à vouloir une satisfaction immédiate qui t’empêche de voir au-delà des choses. Ces autres qui t’entourent qui ont déjà perdu leurs rêves et qui aimeraient beaucoup que tu leur ressembles. Ces amis, ces ennemis, ces proches, ces prochains qui veulent des choses maintenant et oublient que maintenant n’est rien que le fruit d’hier. Si hier, on a semé son demain, ce demain se présentera à nous grandement. Demain ne meurt jamais ! Demain ne t’attendra pas. Ton demain sera tel que tu le désires, si tu t’en donnes les moyens.

Il m’a dit qu’il en a plus qu’assez d’écrire, J’ai l’honneur de venir très respectueusement solliciter auprès de votre haute bienveillance, un emploi de…, qu’il ne demande même plus. Il est fatigué, fatigué de donner des coups d’épée dans de l’eau. Je lui ai dit : « Viens on monte une entreprise, on surmonte les obstacles liés à la création et à la gestion des PME et on devient autonome. » « Bof, on verra … » m’a-t-il dit. Il a peur d’entreprendre. J’avoue que le monde du salariat confère une certaine sécurité financière, quoiqu’il arrive j’aurai mon salaire à la fin du mois. Le hic c’est que ce salaire ne suffit pas toujours. Le monde du salariat vous rend dépendant du bon vouloir d’une tierce personne qui peut vous licencier du jour au lendemain sans préavis. Le monde du salariat vous impose des horaires, que cela vous convienne ou non, On vous emmerde ! C’est eux qui décident, pas vous. Cet homme est pris du lundi à vendredi de 7h à 21h, et les samedis de 7h à 12h. « Je ne te demande pas de quitter ton travail. Montons une structure. Cela te fera une autre source de revenu en plus. La finalité, c’est le cash !» lui ai-je dit.

La peur de l’échec

Dans l’esprit de cet homme, j’ai vu beaucoup de doute et de peur. Beaucoup de doute sur beaucoup de choses, et une grande peur, la plus grande des peurs, la peur de l’échec. On peut voir là une entrave paralysante à toutes ses entreprises. Il m’a dit ne pas aimer les problèmes. La quête de l’argent pour lui serait une activité à risque. « Et si cela ne marchait pas ? J’aurai investi de l’argent qui ne m’appartient pas. Comment vais-je faire pour rembourser ? » se demande-t-il toujours.

Voyez-vous, nous attirons à nous ce que nous pensons. Wallace Wattles dit dans son livre Devenir riche, une science exacte, que l’univers est une substance informe à partir de laquelle notre pensée produit la forme. Pensons positif, et le positif s’offrira à nous. Nous avons tous le droit d’être riche. Personne n’est enclin à la pauvreté. Quoi qu’il puisse être dit pour faire l’éloge de cette dernière, les faits prouvent qu’il n’est pas possible de vivre une vie vraiment complète ou réussie à moins d’être riche. Aucun homme ne peut s’élever à la plus grande dimension possible du développement de son talent ou de son âme à moins qu’il n’ait abondance d’argent ; car pour développer son âme et son talent il doit pouvoir jouir de l’usage de beaucoup de choses, et il ne peut pas avoir ces choses à moins qu’il n’ait l’argent nécessaire pour les acheter.

« Je vais te changer » lui ai-je dit. « Beaucoup de personnes s’y sont mis avant toi mais ont tous fini par dire que je suis un cas désespéré » m’a-t-il répondu.

La vie est injuste, je l’ai appris à mes dépends. C’est ainsi et cela ne changera jamais. Mais est-ce une raison suffisante pour baisser les bras ?  L’on peut suite à certains évènements oublier ce que l’on a rêvé être.  Il faut parfois perdre son chemin, pour mieux se retrouver. Cela a été mon cas.

Les rêves sont gratuits, les réaliser a un prix. Avant de dormir, prenons quelques minutes pour rêver, puis endormons nous. Au réveil, levons nous, allons à la poursuite de nos rêves et réalisons-les.

La question reste posée. Pourquoi a-t-il arrêté de rêver ?

Ma parole est tombée !

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Commentaires

d' Almeida Benno
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J' ai bien lu ton blog ,ce personnage d' une trentaine d' années ne peut s' inscrire dans une telle démarche,: le refus d' entreprendre par peur de l' échec et se complaire dans un strict minimum vital! A cet âge avec nulle responsabilité familiale , il doit se remettre en question pour s' inscrire résolument dans une dynamique constructive pour se sentir être ! Oui la vie est un combat , un éternel en somme! Il s' est arrêté de rêver pour ne pas combattre!